En 2026, la France continue de renforcer son engagement vers une transition énergétique durable, en mettant en lumière les progrès significatifs réalisés dans le domaine des énergies renouvelables. Enracinées dans un contexte où la réduction des émissions de gaz à effet de serre est primordiale, ces filières constituent aujourd’hui un pilier incontestable de la politique énergétique nationale. Avec une part atteignant 23 % de la consommation finale brute d’énergie, les sources d’énergie telles que le solaire, l’éolien, l’hydroélectrique et la biomasse ont su démontrer leur potentiel croissant. Ces dynamiques s’articulent autour d’une volonté forte d’investissements massifs et d’innovations technologiques, répondant ainsi aux besoins énergétiques croissants tout en minimisant l’impact environnemental. L’année 2026 s’inscrit donc dans une phase où la France conjugue tradition hydraulique et émergence de nouvelles solutions renouvelables, offrant un panorama énergique en pleine mutation.
En bref :
En parallèle : Le rôle du syndicat des énergies renouvelables dans la transition énergétique
- Les énergies renouvelables représentent désormais 23 % de la consommation finale brute d’énergie en France.
- Le parc solaire photovoltaïque dépasse les 29 GW, avec une croissance annuelle substantielle.
- L’éolien atteint près de 26 GW de puissance installée, incluant une montée en puissance notable de l’éolien en mer.
- La biomasse et le bois-énergie demeurent des acteurs majeurs, avec une forte implantation résidentielle.
- Les investissements dans les filières renouvelables génèrent plus de 118 000 emplois, illustrant un impact économique favorable.
État des lieux des énergies renouvelables en France : un parc en pleine évolution
La France se distingue par un panorama énergétique renouvelable riche et diversifié, consolidé par des infrastructures robustes et une politique volontariste. Le solaire photovoltaïque, avec une puissance installée de 29,7 GW au troisième trimestre 2025, a connu une augmentation de 4,5 GW sur les neuf premiers mois, témoignant d’un engouement croissant. Cette production représente désormais près de 8 % de la consommation électrique nationale, confirmant le rôle stratégique du solaire dans l’équilibre énergétique.
L’éolien, principal contributeur après l’hydroélectrique, affiche une puissance cumulée de 25,9 GW, dont 2 GW provenant des parcs en mer. Ce secteur avance à un rythme soutenu avec plus d’un gigawatt raccordé en 2025 et des projets en cours totalisant 17 GW, signe d’une forte dynamique d’expansion. L’éolien offshore, en particulier, bénéficie d’une attention accrue, illustrée par la mise en service du parc des Îles d’Yeu et de Noirmoutier de 500 MW, apportant une contribution significative à la production électrique.
En parallèle : Énergies renouvelables en france : quelles avancées en 2026 ?
Sur un autre front, la biomasse, ancrée dans une tradition de valorisation des ressources forestières et organiques, reste un levier énergétique primordial. Le bois-énergie, majoritairement employé dans le secteur résidentiel, alimente quotidiennement plus de 7 millions de foyers français. Son usage est adapté selon les zones géographiques et les types d’appareils, rappelant l’importance de cette source renouvelable locale dans l’équilibre de la consommation énergétique.
Les tendances récentes du solaire photovoltaïque et ses impacts
Le développement du solaire photovoltaïque en France illustre une véritable transformation énergétique. Au-delà de la puissance installée, l’efficacité des systèmes s’améliore grâce à l’intégration de technologies innovantes et à l’optimisation des processus d’autoconsommation. La production solaire a enregistré une hausse de 35 % sur les neuf premiers mois de 2025, atteignant près de 28,6 TWh. Cette performance est en lien direct avec les installations résidentielles et industrielles qui favorisent une décentralisation de la production électrique, participant à la résilience du réseau national face aux fluctuations de la demande.
Par ailleurs, les investissements, qui ont totalisé 21,7 milliards d’euros récemment, témoignent de la confiance des acteurs privés et publics dans le potentiel du solaire. Ces financements structurent un tissu économique dynamique et renforcent les emplois liés à ce secteur, allant de la fabrication à la maintenance des infrastructures solaires.
L’éolien : un secteur moteur dans la transition énergétique
Le double visage de l’éolien français se manifeste à travers ses composantes terrestre et maritime. Avec 23,9 GW d’éolien terrestre et 2 GW offshore, la production éolienne représente 10 % de la consommation électrique, affirmant son poids crucial dans le bouquet énergétique. La filière offshore connaît une accélération notable, avec des parcs déjà opérationnels et plusieurs projets en suspension d’approbation qui pourraient encore augmenter significativement la capacité installée.
Les défis techniques et environnementaux sont cependant présents, notamment la gestion des intégrations au réseau électrique et la réduction des impacts visuels et sonores. Pour autant, ces obstacles stimulent l’innovation, notamment dans le domaine des turbines plus performantes et des solutions hybrides, mêlant éolien et stockage d’énergie, afin d’optimiser la production renouvelable malgré la variabilité du vent.
Perspectives et enjeux futurs pour les énergies renouvelables en France
Face à l’objectif fixé par la loi énergie climat visant 33 % de renouvelables dans la consommation finale brute d’ici à 2030, la trajectoire de la France implique une accélération des investissements dans toutes les filières. L’amélioration des réseaux, la diversification des sources d’énergie et l’essor de l’autoconsommation représentent des leviers essentiels.
Le biométhane gagne en importance, avec une capacité installée de 15,2 TWh/an en septembre 2025, injectée dans le réseau de gaz naturel. Sa progression, associée aux installations de méthanisation, reflète un double avantage : valoriser les déchets organiques tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles. La perspective de plus de 1 000 projets en file d’attente indique une dynamique positive, bien que la croissance ait ralenti récemment, signalant la nécessité d’une meilleure gestion administrative et d’incitations adaptées.
Les énergies renouvelables en France : état des lieux en 2026 et perspectives
Capacités installées, part dans la consommation, emploi et investissements en 2026
Capacités installées (en GW)
-
Solaire
0 GW
-
Éolien
0 GW
-
Biomasse
0 GW
-
Hydraulique
0 GW
Part dans la consommation finale
…
Emploi
…
Investissements annuels
…
Données sources et note méthodologique
Capacités totales installées en gigawatts (GW) selon les chiffres prévisionnels pour 2026 : Solaire 29.7 GW, Éolien 25.9 GW, Biomasse 16 GW, Hydraulique 25 GW. Part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’électricité estimée à 23%. Nombre d’emplois liés au secteur : 118000. Investissements annuels dans le secteur : 21.7 milliards d’euros. Données synthétisées d’après les projections et sources officielles françaises (ex: Agence de la Transition Écologique – ADEME). Les barres représentent la capacité installée proportionnellement, avec animation au chargement.
Les défis à relever pour un avenir énergétique durable
Alors que la consommation énergétique nationale tend à fluctuer, l’intégration des énergies renouvelables dans un système électrique stable et résilient demeure une priorité. La gestion de la variabilité et des saisons, notamment pour le solaire et l’éolien, nécessite des solutions innovantes comme les systèmes de stockage ou l’hybridation des sources.
D’autre part, l’acceptation locale et la concertation renforcée avec les acteurs territoriaux sont indispensables pour éviter les conflits liés aux implantations des infrastructures. La sensibilisation du public sur les bénéfices environnementaux et économiques des énergies renouvelables contribue à créer un consensus social favorable.
Liste des filières majeures des énergies renouvelables en France en 2026
- Bois-énergie : premier poste de consommation renouvelable notamment en résidentiel.
- Hydroélectrique : une production stable dépassant les 25 GW, pilier traditionnel.
- Solaire photovoltaïque : forte croissance avec près de 30 GW installés.
- Éolien terrestre et marin : puissance combinée de près de 26 GW.
- Biogaz et biométhane : valorisation croissante des déchets organiques dans la production électrique et le réseau gazier.
- Pompes à chaleur : développement soutenu pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments.
Tableau récapitulatif des capacités et productions des principales filières renouvelables au 3e trimestre 2025
| Filière | Puissance installée (GW) | Production Électrique (TWh) | Part dans la consommation électrique (%) |
|---|---|---|---|
| Solaire photovoltaïque | 29,7 | 28,6 | 7,9 |
| Éolien (terrestre + marin) | 25,9 | 9,5 | 10,0 |
| Biogaz (électricité) | 0,576 | 0,75 | 0,8 |
| Biométhane injecté | — | — | 15,2 TWh/an capacité |
| Hydroélectrique | 25 (estimé) | — | Stabilisée |
Quelle part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie en France en 2026 ?
La part des énergies renouvelables atteint environ 23 % de la consommation finale brute d’énergie, marquant une progression régulière depuis plusieurs années.
Quelle est la filière renouvelable la plus développée en France ?
Le bois-énergie reste la première source renouvelable consommée, surtout dans le secteur résidentiel, suivi de près par le solaire photovoltaïque et l’éolien.
Quels sont les principaux défis liés à l’éolien en France ?
Les défis comprennent la gestion des impacts environnementaux et sociétaux, l’intégration au réseau électrique, ainsi que l’innovation pour améliorer la performance et le stockage.
Quel rôle joue le biométhane dans la transition énergétique ?
Le biométhane, produit notamment par méthanisation, s’impose comme une ressource clé pour décarboner le réseau gazier et valoriser les déchets organiques.
Quels sont les objectifs à horizon 2030 pour les énergies renouvelables en France ?
La loi énergie climat ambitionne que les énergies renouvelables représentent 33 % de la consommation finale brute d’énergie d’ici 2030, conduisant à un renforcement des capacités et une diversification des filières.






